
Acrylitions
Acryliques sur toiles de lin brut et cartons , les acrylitions sont des compositions fantastiques développées dans l'étendue du ciel ou des fonds abyssaux. Leurs muses sont d'huitres, d'oursins, de sexes, d'oiseaux écrasés, de poulpes, d'intérieurs de poulets ...
Acrylitions - Gouaches bleues - Spectries
Acrylitions
Acryliques sur toiles de lin brut et cartons , les acrylitions sont des compositions fantastiques développées dans l'étendue du ciel ou des fonds abyssaux. Leurs muses sont d'huitres, d'oursins, de sexes, d'oiseaux écrasés, de poulpes, d'intérieurs de poulets ...
La fin du grand maitre
Noir, blanc, bleu, vole au plus haut du ciel, aigle, empereur, grand maître.
Immense d’ailes au vent déployées comme planètes en éclipse, toise le soleil,
touche le lointain aux astres vagabonds, un regard sur la nuit tout de même de jour,
comme à deux têtes.
Du bas des précipices, au plus profond des gorges éblouies du long ciel qui plane tout en haut,
plonge à l’abîme, redresse-toi soudain, envergure emportée à la chanson des vents !
Tournoiement immobile, feuillage émerveillé, t’aurais-je tant rêvé d’un iris d’acide,
au regard percutant.
Tout haut, si haut, si haut du ciel jamais je n’aurais cru te voir de si près, les ailes affalées, les pupilles crevées, immolé d’eaux saumâtres et de sables collants, lourd, lourd et là.
Immédiatement là, ci-git de plomb ton corps, exactement immonde, exposé à l’étal,
dénudé de semblant.
Là, tu n’es plus un aigle, empereur, grand maître, tu gis en charognard,
innommable vautour déguisé comme un paon, cocotte rondouillarde empanachée de plumes.
Avachi de cadavres, étouffé, atrophié, enivré de mensonges
Je te vois mort et cru.
Rigide et froide ton âme brûle entre deux feux marins. Dans le miroir des sables une dernière image
exhorte ton parjure, imprime ta paupière d’une photographie éblouie de hantise.
Tes ouïes comme des trous, aigus et vénéneux, s’ouvrent aux sifflements des ballets courtisans
envieux de charogne.
Un cavalier diaphane presque mélancolique, ici entre deux mondes, te regarde affalé.
Il porte la lumière avec en double sens, l’enfer et le chemin, t’abandonne et te pique.
Là-bas, au plus-lointain, plus haut _ vas-y regarde _ une barque à la voile, emporte trois marins
tournés vers une étoile.

Figures acryliques
















































































